Reportages
Nouvelle de Lola, élève de Seconde gagnante du Concours de Nouvelles
27/08/2018
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Bonjour,
Je m’appelle Sebastian je suis un garçon lambda sauf que je n’ai pas de parents. J’ai été élevé par mes grand-parents. On va fêter mon anniversaire. Il y a quelques années mes grand-parents m’avaient offert un chien que j’ai appelé Capitaine. Il n’était pas comme les autres, je m’entendais parfaitement avec lui alors qu’habituellement aucun chien ne veut m’approcher. J’ai grandi avec lui et il a subi mes pires périodes.

 

 

 

 

 

 

 

On est vendredi et mon chien m’attend comme à son habitude devant mon lycée. Il fait cela depuis que je l’ai. Il m’emmène au lycée et reste devant l’établissement jusqu’à la fin des cours.
Je rentre chez moi et comme de coutume je commence à faire à manger quand on frappe à la porte, je pose mon couteau et je vais ouvrir.
Je dévisage l’homme et le reconnais malgré les cicatrice, c’est mon oncle. Ainsi il serait venu pour mon anniversaire? Il relève la tête et dit : « Hey gamin, tu ne laisses pas entrer ton oncle Jack? En plus j’ai entendu dire que ce serait l’anniversaire de quelqu’un, non? ».
Je le laisse entrer et il me prend sous son bras et me demande ce que je fais. Il voit mon chien et s’approche et prononce ces mots en le caressant : « Tu as bien grandi dis donc, tu ressemble drôlement à un loup et ta plaque n’est toujours pas rouillée, c’est bien! Les miennes elles sont rouillées à force de les balader partout. »
Ma grand-mère rentre au même moment. Elle demande si j’ai déjà commencé à faire le repas mais elle ne finit pas sa phrase, elle lâche ses courses et elle court vers Oncle Jack et le prend dans ses bras en pleurant. « Tu es revenu, tu m’as manqué. ». Elle desserre son étreinte et le regarde avec amour. Je me racle la gorge, ils se tournent vers moi et ma grand-mère dit : « Vous m’aidez à ranger les courses? Vous n’allez pas laisser la pauvre Mamé s’en charger. »
Après avoir rangé les courses sous les ordres de « Caporal Mamé », on me demande d’aller balader le chien.

Je pars dans le bois à côté de la maison avec Capitaine. Il s’enfonce dans une partie de la forêt que je ne connais pas, je commence à l’appeler. Il ne répond pas alors je m’enfonce à mon tour dans la forêt. Le bois devient de plus en plus sombre. Je vois une sorte de clairière et aperçois une lumière bleutée puis Capitaine sur un petit rocher.

Il me fixe comme une proie. Soudain, il me fait peur puis il commence à grogner. Son regard se dirige vers une chaise derrière moi. Je me retourne et vois une chose sans nom possible sur cette terre, enfin si, une sorte d’elfe avec une peau très pâle, des oreilles étirées vers l’arrière qui ne font amplifier son sourire qui me glace le sang, surplombé de ses yeux rougeoyants. Je suis pratiquement sûr qu’il est fou rien que de part son apparence.

Il se tord de rire et crie : « Tu as trop peur de m’affronter seul, sale bête! » Il s’approche plus près de mois et il grogne plus fort et montre ses dents avant de dire : « Je veux que mon ami me voit soit mourir soit te tuer mais pour cela il faudrait qu’il croit en moi. »
« – Alors c’est lui le garçon protecteur?
– Cette question n’aura pas de réponse.
– Tu l’ignores, sale bête. »
C’est un mot de trop. Capitaine se jette sur l’elfe mais il se défend avec force, moi je suis encore sous le choc : mon chien parle comme un humain. Il ne me répond jamais mais j’ai toujours l’impression qu’il me comprend et là il se bat. Il se bat pour vivre et je ne fais rien, ça m’énerve : je suis tétanisé. Je sens la rage monter en moi, j’ai juste une envie c’est qu’elle sorte. À ce moment, une force bleue sort de moi. Mon chien devient soudainement plus fort, il renverse le combat à son avantage, l’elfe est bien amoché.

Quand Capitaine veut donner le coup de grâce, l’elfe lui demande : « S’il te plaît aies pitié, s’il te plait…
– Moi, je devrais avoir pitié de toi, mais comment pourrais-je avoir pitié?
– S’il te plaît, laisse moi la vie sauve
– Alors pars, pars le plus loin possible et ne reviens jamais. »
Il lâche l’elfe qui prend ses jambes à son cou.


Je me dirige avec crainte vers Capitaine. Il a le regard perdu puis me remarque et me saute dessus. Il est heureux d’avoir réussi, heureux de n’être pas mort devant moi, heureux de savoir qu’il va pouvoir rentrer avec moi à la maison.
« Capitaine, on rentre avant que Papé nous envoie l’armée pour nous retrouver.
– Oui, mais il faut que j’aille chercher une vieille amie, tu viens avec moi?
– Oui, mais après on rentre. »
Il se met en route et il arrive devant une tanière et dit : « Lana, c’est fini, on rentre » et une chienne sort de la tanière. Elle est d’une blancheur incomparable mais Capitaine ne me laisse pas l’admirer. Il part en direction de la maison.
Nous arrivons devant la maison sous le porche je peux apercevoir Oncle Jack, Lana le voit et court vers lui. Mon oncle n’en croit pas ses yeux. Elle lui saute au cou et il la serre fort contre lui et lui chuchote : « Ne pars plus jamais ».